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BD, Livres, journaux et revues
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Durant l'Occupation, on assistera à la disparition forcée d'une grande majorité des titres étrangers publiés légalement en France. Mais des feuilles clandestines rédigées en yiddish, en espagnol, en italien et en arménien vont vite pendre le relais!
La main-d'oeuvre immigrée (M.O.I, dépendant du Parti Communiste Français) éditera même des journaux clandestins en roumain, hongrois, serbo-croate, allemand, etc...
Cependant, à la Libération, certains journaux, tel le Wiarus Polski polonais seront condamnés suivant les textes de 1944 pour avoir continué de paraître légalement durant l'occupation ennemie. Mais d'autres, tel le journal Horatch arménien (inspiré du Vorwärts! allemand fondé à Paris en 1844), avaient pris la sage décision de cesser toute parution en présence des autorités nazies. Quant aux militaires allemands stationnés en France et sur le front Ouest en général, ils disposent de journaux rédigés à leur usage tels West-Front ou Soldat im Westen. Sans compter le très civil, mais très partial, Pariser zeitung...
Pour sa part, l'Italia Nuova tentera de présenter le soldat italien comme sérieux et bien organisé, refusant l'image d'un pays sous-développé, en retard après un glorieux passé. Face aux Italiens de l'étranger, les organisations fascistes veulent apparaître comme une "courroie de transmission" car la "Patrie ne peut abandonner ses enfants et ceux-ci doivent savoir lui manifester de la reconnaissance". Ce journal, étroitement contrôlés, fait par ailleurs l'objet d'une abondante correspondance avec le Secrétariat Particulier de Mussolini.
Où les trouver?
Si l'on excepte les marchés aux puces parisiens où l'on trouve unchoix varié en matière de presse ancienne et étrangère, il existe des lieux de prédilection pour le chineur tenace: Toulouse (pour les journaux espagnols), Alfortville (pour la presse arménienne), Nogent-sur-Marne (pour la presse transalpine)... Sans oublier Marseille _ le carrefour de toutes les immigrations _ et les petites annonces La vie du collectionneurs où sont parfois proposés ces types de journaux. Enfin, les librairies et les bouquinistes spécialisés dans les langues étrangères peuvent parfois réserver de belles surprises. |
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